Saint Jacques et Compostel - inventaire du patrimoine - Monuments et lieux

Saint Jacques et Compostelle - Inventaire du patrimoine

Saint-Jacques

Saint-Marcel - Eglise Saint-Jacques et Saint-Marcel (1655-1668)

Localisation : - Savoie - Auvergne-Rhône-Alpes - France
Catégorie architecturale : architecture religieuse
Nature : église paroissiale

Localisation commune : Saint-Marcel 73253
Siècle de construction : XVIIe
Première mention : 1270
Etat de conservation : très bon
Description :
style baroque

Histoire :
1270 dans le testament de Rodolphe Ier, archevêque de Tarentaise, Parrochia de Sancto Marcello et l’Ecclesia Sancti Marcelli, paroisse du village Les Granges qui dépend du "mandement" de l'église du Château Saint-Jacques, sur le roc Pupim (voir la fiche).
En 1537, un testament donne une précision importante : « la paroisse de Saint-Marcel » fait partie du « mandement de Saint-Jacquemoz », tout comme les paroisses de Montgirod et Notre-Dame-du-Pré.

Les premières mentions du village sous le nom Saint-Marcel sont très récentes puisqu’elles ne datent que du XIXe siècle.

Un mandement est un lieu de gouvernement : on ne peut exprimer plus clairement le rôle de paroisse-chef de l’église du Château Saint-Jacques appartenant aux évêques. Ce rôle est certainement très ancien : lorque Pierre Ier, archevêque de Tarentaise de 1123 à 1143 fait référence au « prieuré de Saint-Jaqueme » , il semble clair qu’il parle du Château (et non pas du simple village des Granges qui, à l’époque, n’était sans doute pas encore paroisse). Or un prieuré possède une église et non une chapelle, et a souvent vocation à être paroisse. Un peu plus tard, lorsque Pierre II archevêque de Tarentaise de 1144 à 1174 mentionne le castrum sancti jacobi et l’Eccclesia de Sancto Jacobo, il semble bien qu’il désigne encore l’église du Château . Et, en 1232, lorsqu’un texte mentionne le curé de Saint-Jacques , c’est bien du curé de cette église qu’il s’agit. En 1270, la création de la chapellenie n’y a rien changé, car le chapelain reste curé, c’est-à-dire chargé du soin des âmes de sa circonscription et non pas attaché seulement au château. C’est peut-être à cette époque que sa circonscription a été subdivisée en trois paroisses, celles mentionnées ci-dessus. Si l’on en croit le texte de 1537, cet état de fait a duré jusqu’à la destruction du Château Saint-Jacques en 1600 par le Protestant Lesdiguières en lutte contre le duc de Savoie.

Matériau :
pierre

Commanditaire :
diocèse de Moûtiers

Sanctuaire :

Sanctuaire :
non

Images liées