Saint Jacques et Compostelle - Inventaire du patrimoine

Saint-Jacques

Bar-sur-Loup - église Saint-Jacques-le-Majeur

Localisation : - Alpes-Maritimes - Provence-Alpes-Côte d'Azur - France
Nature : église paroissiale

Localisation commune : Bar-sur-Loup 06010
Emplacement : Au sommet du rocher sur lequel est bâti le village, dans la première enceinte castrale.
Siècle de construction : XIIe
Première mention : 1155
Existence actuelle : oui
Etat de conservation : bon
Description :
L’église paroissiale du Bar-sur-Loup mérite le détour par la richesse de ses œuvres – 22 sont classées- Elle est elle-même classée monument historique. Trois chefs -’œuvre exceptionnels : la danse macabre, le retable de Bréa et le calvaire.
La restauration de l’église a permis de mettre en valeur ce riche patrimoine, y ajoutant une vitrine qui présente divers trésors d’orfèvrerie.
L’église paroissiale Saint-Jacques le Majeur est mentionnée pour la première fois dans une bulle d’Adrien IV en 1155. Reconstruite et agrandie en 1471, il ne reste de l’église primitive que le soubassement des quatre premiers piliers de la grande nef. Au XIXe siècle, on ouvre le mur nord de l’église pour y incorporer les deux chapelles du XVIIe siècle qui y étaient accolées, Saint-Joseph et Notre-Dame du Rosaire, tandis qu’à chaque extrémité on rajoute des fonts baptismaux et la chapelle du Sacré-Cœur. L’église se trouve alors pourvue d’une seconde nef, plus petite.
Le chœur, remanié au XVIIIe siècle à la suite des tremblements de terre, est pourvu d’une très belle voûte en bonnet d’évêque, et est ensuite agrémenté au XIXe siècle d’un décor en trompe-l’œil, faux marbre et guirlandes colorées.
Le portail d'entrée, de style gothique flamboyant fut commandé à Jacotin Bellot, un maître-fusetier grassois réputé qui est aussi l’auteur des stalles de la cathédrale de Vence. Chaque élève du maître a réalisé un panneau de facture différente. Cette porte latérale permettait aux comtes de Grasse de venir directement de leur château à l’église.
En entrant dans l’église, sur la droite un enfeu a été redécouvert pendant les dernières restaurations et qui abritait les tombeaux des comtes de Grasse.
Dans le fond de l’église existe une petite porte, très ancienne, dite « porte des manants ». Lors des travaux de 1881-1884, elle fut fermée définitivement. Elle donnait accès à un escalier qui aboutissait au cimetière partiellement détruit lors d’un glissement de terrain. A côté de cette porte on trouve un bénitier en marbre noir très imposant. Il s’agit du lavabo de la comtesse du Bar que a réchappé au pillage du château. En réalité, il s’agit d’un lavabo pour se laver les mains qui était accompagné à l’origine d’une fontaine murale avec robinet.

Le clocher fut construit en même temps que l’extension de l’église, en 1471. Il avait une base carrée. Sa hauteur ne dépassait guère celle de la nef unique, il supportait un campanile en fer forgé avec une seule cloche. Le clocher était la maison « claustrale » (mot dérivé de cloître), lieu de méditation et de repos, abritant les chambres des prêtres. Il servait également de local aux confpour entreposer leurs cierges. Une inscription lapidaire d’époque romaine est enchâssée dans la base du clocher. On ne sait d’où provient cette tombe romaine. Le campanile en fer forgé (sur le clocher) fut enlevé en 1834 et le clocher remanié pour supporter les 4 cloches.
Autre détail : le mode de fermeture de la porte principale, à l’aide d’une barre de bois, système médiéval de fermeture fortifiée utilisé notamment dans les châteaux forts.

Histoire :


Altitude :
336 m.

Matériau :
pierre

Contributeur :
Armelle de Feraudy

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